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Transparence salaires tech par stack, région et expérience

Salaire DevOps, data scientist, développeur en France : 12 questions cash, 4 630 offres en guise de réponse

Publié le 2026-05-02 • Mots-clés: [, ", s, a, l, a, i, r, e, , d, é, v, e, l, o, p, p, e, u, r, , p, a, r, i, s, , 2, 0, 2, 6, ", ,, , ", s, a, l, a, i, r, e, , d, a, t, a, , s, c, i, e, n, t, i, s, t, , f, r, a, n, c, e, ", ,, , ", s, a, l, a, i, r, e, , d, e, v, o, p, s, , f, r, a, n, c, e, ", ,, , ", s, a, l, a, i, r, e, , t, e, c, h, , f, r, a, n, c, e, , 2, 0, 2, 6, ", ,, , ", r, é, m, u, n, é, r, a, t, i, o, n, , d, é, v, e, l, o, p, p, e, u, r, ", ]

Salaire DevOps, data scientist, développeur en France : 12 questions cash, 4 630 offres en guise de réponse

Un collègue m'a sorti la semaine dernière : « DevOps c'est le jackpot, data scientist c'est mort. » Trois bières plus tard, personne n'avait de chiffres. Alors j'ai ouvert notre base — 4 630 offres collectées sur Welcome to the Jungle, France Travail, Glassdoor et LinkedIn entre avril et mai 2026. Les réponses sont plus nuancées que les discussions de comptoir.


Combien gagne réellement un DevOps à Paris en 2026 ?

Sur les 15 offres DevOps parisiennes affichant un salaire dans notre base WTTJ, la fourchette moyenne tourne à 63 280 – 85 273 € brut annuel. Le haut du spectre atteint 150k pour des profils SRE/Platform Engineering très senior en scale-up. Mais attention au biais de survie : seules 20 % des offres DevOps affichent un salaire. Les 80 % restantes, souvent chez les ESN, masquent la rémunération — ce qui laisse penser que les chiffres visibles sont tirés vers le haut par les boîtes qui peuvent se le permettre.

La vraie question serait : ces 63k minimum, c'est pour quel niveau d'expérience ? Dans nos données consolidées (toutes sources), un DevOps moyen tourne à 66 638 – 78 228 €. Paris gonfle la moyenne, mais c'est aussi Paris qui gonfle le loyer.

Le data scientist gagne-t-il vraiment moins que le DevOps ?

Contre-intuitif, mais oui — du moins sur les offres publiques. Les 39 offres data science avec salaire affiché (WTTJ) montrent une moyenne de 37 085 – 47 175 €. Largement en dessous du DevOps. Sauf que le taux de transparence en data science est catastrophique : 14 % seulement. On voit surtout des postes junior ou en alternance qui tirent les chiffres vers le bas.

Sur notre panel toutes sources (salaires déclarés, Glassdoor, LinkedIn), la data science remonte à 73 761 – 86 589 € en moyenne, avec 77 654 – 91 160 € sur Paris. Le gap avec le DevOps se réduit fortement. Le problème n'est pas que les data scientists gagnent moins — c'est qu'on ne sait pas combien ils gagnent.

Un dev JavaScript à Paris, ça vaut combien ?

28 offres JS parisiennes avec salaire. Moyenne : 49 285 – 61 678 €. On est en dessous du DevOps, au-dessus de la data science (sur les offres WTTJ). Le vrai sujet : la dispersion est forte. Un dev React senior chez une fintech peut toucher 93k quand un dev front en agence plafonne à 42k. Même stack, même ville, fourchette du simple au double.

Lyon ? 9 offres, moyenne 40 111 – 52 333 €. L'écart Paris-Lyon oscille entre 15 et 22 % selon le niveau — pas les 40 % qu'on entend parfois. Le coût de la vie, lui, chute bien plus. Un sujet qu'on creuse dans notre comparatif JavaScript vs Python.

La province est-elle vraiment sous-payée ?

Ça dépend de ce qu'on appelle « sous-payé ». DevOps à Toulouse : 38 800 – 48 400 € en moyenne (5 offres WTTJ). Lille : 35 333 – 46 666 €. Comparé aux 63 280 – 85 273 € parisiens, oui, l'écart est réel — autour de 40 %.

Mais ramenons ça au pouvoir d'achat. Un 45k à Toulouse avec un T3 à 650 €/mois n'a pas la même saveur qu'un 65k à Paris avec un studio à 1 400 €. Le calcul net-de-logement inverse parfois le classement. C'est d'ailleurs la thèse développée dans notre analyse des salaires DevOps par région.

Bordeaux surprend : 2 offres DevOps affichent une moyenne de 48 500 – 61 000 €, au-dessus de Toulouse et Lille. Échantillon minuscule, mais signal intéressant.

Quelle stack paie le mieux en 2026 ?

Go. Sans discussion sur notre panel toutes sources : 69 963 – 82 130 € en moyenne nationale. Rust affiche 31 offres dans notre base mais presque aucune avec salaire — impossible de conclure. Python se place à 63 326 – 74 339 €, Java à 64 490 – 75 706 €.

Le paradoxe : Go représente seulement 68 offres sur 4 630 (1,5 %). Rareté de la demande = salaires élevés, mais aussi moins d'opportunités. JavaScript, avec ses 675 offres (15 %), offre un marché bien plus liquide. Choisir sa stack uniquement sur le salaire médian serait une erreur stratégique — on en discute dans notre classement des 7 stacks les mieux rémunérées.

Les entreprises affichent-elles le salaire ?

22 % des offres WTTJ dans notre base affichent une fourchette salariale. C'est faible. Et la transparence varie fortement par stack : 20 % en DevOps, 14 % en data science. JavaScript s'en sort mieux autour de 12 % sur... Non. Rectification : sur 675 offres JS, 81 affichent un salaire, soit 12 %. La data science est la stack la plus opaque.

Pourquoi ? Hypothèse : les postes data science se négocient davantage au cas par cas, avec des composantes variables (bonus, equity) que les fiches de poste classiques ne capturent pas. Ou alors les recruteurs savent que la dispersion est telle qu'afficher une fourchette créerait plus de frustration que d'attraction.

Le remote a-t-il un impact sur le salaire DevOps ?

41 % des offres WTTJ proposent du télétravail partiel (1 174 sur 2 832). Full remote ? Zéro. Littéralement zéro dans notre base. Le mythe du DevOps 100 % remote bien payé existe peut-être, mais il ne passe pas par les canaux de recrutement classiques.

Sur la corrélation remote-salaire, nos données ne permettent pas de trancher proprement — trop de variables confondantes (taille de boîte, séniorité, localisation du siège). Ce qu'on observe : les offres parisiennes avec remote partiel tendent à afficher des salaires légèrement supérieurs, mais c'est peut-être simplement parce que les boîtes qui offrent du remote sont aussi celles qui paient mieux. Poule ou œuf.

Junior en data science : à quoi s'attendre ?

Nos données salaries.jsonl montrent un data scientist débutant (0 an d'XP) à Toulouse en scale-up autour de 49 266 – 57 834 €. C'est bien au-dessus de ce que les offres WTTJ suggèrent (certaines affichent des alternances à 1 100 €/mois qui polluent la moyenne). Ça fait réfléchir sur la fiabilité des moyennes brutes.

Le conseil pragmatique : ignorez les moyennes, regardez les P25-P75. Un junior data scientist en 2026 peut raisonnablement viser 42-55k en province, 48-62k à Paris. Au-delà, c'est du ML Engineer déguisé — un poste différent qu'on range dans la même catégorie.

Python ou JavaScript : lequel rapporte le plus ?

Python : 44 177 – 53 839 € (WTTJ, 27 offres avec salaire). JavaScript : 44 259 – 55 753 € (81 offres). Quasi identique. La différence se joue à Paris : Python bondit à 53 857 – 65 000 € contre 49 285 – 61 678 € pour JS. Avantage Python, mais sur 7 offres seulement — pas de quoi fonder une décision de carrière.

Le vrai différenciateur, c'est l'écosystème de destination. Python + data/ML = salaire data scientist. Python + web = salaire développeur classique. La stack seule ne dit rien. Le contexte métier fait tout.

Les ESN paient-elles vraiment moins ?

On n'a pas de champ « ESN » dans nos données, mais les noms parlent. Groupe SII, Capgemini, Accenture reviennent souvent dans les offres sans salaire affiché. Quand Groupe SII affiche un salaire Python, c'est 35 000 – 38 000 € à Lannion ou 45 000 – 55 000 € à Toulouse pour un senior. WIFIRST (produit) propose 45 000 – 60 000 € à Paris pour un profil similaire.

L'écart ESN/produit semble se situer entre 10 et 25 %, mais c'est aussi un arbitrage : les ESN offrent de la variété de missions, une montée en compétences multi-secteurs, et parfois un CDI plus accessible en début de carrière.

Le marché tech recrute-t-il encore en mai 2026 ?

4 630 offres dans notre base, collectées entre le 20 avril et le 2 mai. 2 859 viennent de WTTJ, 1 678 de France Travail. JavaScript domine (675 offres), suivi du DevOps (460) et de la data science (406). Java tient à 333. Paris concentre 1 257 offres, soit 27 % — Lyon (292), Nantes (224) et Toulouse (200) se disputent la seconde place.

Le marché recrute. Pas en surchauffe, mais pas en berne. La question n'est plus « est-ce qu'il y a des postes » mais « est-ce que les salaires suivent l'inflation ». Sur ce point, nos données manquent de recul historique. Prochain chantier.

Comment estimer son propre salaire avec précision ?

Les moyennes que j'ai citées sont des indicateurs, pas des prédictions. Votre salaire dépend de la stack, de la région, de la taille de la boîte, de votre expérience, de votre capacité à négocier, et — soyons honnêtes — d'un facteur chance non négligeable.

Notre simulateur gratuit croise ces cinq variables sur les 4 630 offres de la base pour sortir une fourchette personnalisée. C'est plus fiable qu'un chiffre unique lu dans un article — y compris celui-ci.